Coulisses #2 - Trouver un titre : quel casse-tête ! 🤯

Le titre, c’est THE truc à ne pas rater. [Avec la couv’, évidemment 😁.]

Il doit être court, impactant, donner une promesse… mais sans tout dire.
Les personnes à qui il s’adresse doivent se sentir concernées. Il doit accrocher l’esprit, être mémorable.
Et puis, il doit se démarquer sur la table d’un libraire, donner envie… tout en nous faisant comprendre de quoi il parle. [Parce qu’on aime bien les catégories. Ça nous aide à nous repérer !]

Pfiou. C'est vraiment galère de trouver le bon titre. 😅

Heureusement, il y a quelques subterfuges.

  • On peut jouer sur le visuel, les couleurs. Pour évoquer l’optimisme et l’enthousiasme, par exemple, j’utilise mon jaune chaud.

  • On peut aussi ajouter des pictos. Probablement un cerveau et une petite folie de chimie pour mon livre.

  • On peut mettre un sous-titre, des pastilles…

  • Et puis, il y a la quatrième de couverture, qui peut servir de rattrapage.

Bref, on a plusieurs façons de faire passer le message.

Alors, j’ai brainstormé. Toute seule, avec mon mari, avec les enfants, avec des copines… On a trouvé des trucs absurdes, rigolos, impertinents.
Je les ai testés autour de moi. Avec des gens qui avaient lu mon livre. Et d’autres qui ne l’avaient pas lu. Pour voir ce que ça leur évoquait. Ce qu’ils ou elles comprenaient. Si ça leur donnait envie.

Bon…

Je dois vous avouer que se faire une opinion de tout ça, ce n’est pas facile, facile. 😁

Parce que… tout le monde a une opinion DIFFÉRENTE !

Et finalement, hasard heureux, je tombe sur un titre qui met presque tout le monde d’accord.

Orenda : L’art subtil de faire changer les autres sans les énerver.

[Enfin, presque tout le monde. J’ai des copines qui trouvent que faire changer les autres, ben, on ne peut pas. Mais je trouve, perso, que ce titre est volontairement provocateur. Alors je décide de le garder. Mon privilège d'autrice, na ! ]

Je partage donc ce titre avec mon éditrice. Elle me répond qu’« Orenda », ce n’est pas compréhensible. 😰

— OK. Dommage, j’aimais bien. Mais j’enlève. C'est tout ?

— Oui !

Je suis surprise, tout aura été simple, finalement. 😳

Tout l’été, je teste le titre auprès des gens que je rencontre.

— J’écris un livre.
— Ah oui ? Sur quoi ?
— Il s’appelle L’art subtil de faire changer les autres sans les énerver.

Et très souvent, j’entends :

« Troooop bien ! Tu me diras quand il sort ? Je crois que j’en ai besoin ! »

🎊 Le titre a l’air de fonctionner, non ?

Et puis, en septembre, mon éditrice revient vers moi.
Elle vient de présenter rapidement le livre en réunion commerciale.

(Oui, oui ! Le livre sort en 2027 et ils en parlent déjà en septembre !)

Et là, les représentants — au fait, on ne dit pas commerciaux, mais représentants, ou « rep’ » — trouvent que le titre est trop proche d’un livre qui cartonne : L’Art subtil de s’en foutre.

Zut.
Bon.
« Et si on enlève subtil, ça marche ? »
— Oui, mais…
(Je déteste ce « mais ».)
— Il manque aussi mon côté joyeux, enthousiaste. Et puis ça serait bien qu’on sente que le livre s’appuie sur des études scientifiques. Qu’il parle aussi bien de ce qui se passe à la maison qu’au boulot. Et même de nos comportements face à l’écologie…

Aaaaaah !

On doit TOUT dire dans le titre ?!

Mon éditrice me laisse avec une mission : trouver un sous-titre qui intègre tout ça.
Je repars fouiller dans tout ce que j’ai écrit.
Je lui propose une nouvelle formulation.

Banco !
C’est celle qu’on propose aux représentants.

Alors, tout ça donne quoi, au final ?

Le titre : L’art de faire changer les autres sans les énerver
Le sous-titre : À la maison, au boulot, dans votre quartier : embarquez votre entourage sur ce qui vous tient à cœur.
Et une pastille pour rappeler que tout ça ne sort pas de mon chapeau : Basé sur de vraies découvertes scientifiques.

Une bonne chose de faite !

Bon, on n’est pas à l’abri d’un nouveau rebondissement. 🤪

Et maintenant… il faut que tout ça prenne forme sur une couverture.

C’est une autre histoire !